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Sélection Cosmic Vision M1 et M2 : la France en première ligne sur Solar Orbiter et Euclid

Date de mise à jour : 04/10/2011

Le CNES est fortement impliqué dans la conception des deux missions Solar Orbiter et Euclid sélectionnées aujourd’hui par l’Agence spatiale européenne (ESA) dans le cadre de son programme Cosmic Vision. Avec ses partenaires du CNRS, du CEA et des Universités, le CNES participe au développement des instruments et des infrastructures au sol nécessaires à ces deux futurs satellites.

  • Comment fonctionne le Soleil ?
  • Quel est le rôle de l’énergie noire dans l’expansion de l’Univers ?

Ce sont les deux questions auxquelles le Comité pour les sciences spatiales de l’ESA a choisi de donner la priorité pour les années à venir, en sélectionnant les missions Solar Orbiter et Euclid.

Ce choix conclut un processus de sélection initié en 2007 par un appel d’offres ayant recueilli une cinquantaine de propositions.

Ces missions devraient être lancées en 2017 pour Solar Orbiter et 2019 pour Euclid.

« Cette sélection est un grand succès pour la communauté scientifique spatiale française. Après avoir soutenu les équipes pour la phase d’étude des projets en compétition, le CNES est prêt à s’investir aux côtés des laboratoires et des organismes partenaires pour la réussite des deux missions sélectionnées» se réjouit Fabienne Casoli, responsable des programmes étude et exploration de l’Univers au CNES.

Solar Orbiter étudiera le Soleil

La sonde Solar Orbiter se rapprochera du Soleil, à moins de 60 fois le rayon solaire, pour étudier les régions sources du vent solaire. Elle observera les régions polaires de notre étoile et fournira des informations uniques pour comprendre son fonctionnement et sa variabilité, grâce à des mesures à distance et in situ.

Six des dix instruments embarqués sur Solar Orbiter comporteront des contributions instrumentales françaises, parmi ces instruments, l’expérience Radio and Plasma Waves (RPW) est placée sous la responsabilité scientifique de Milan Maksimovic du LESIA et la responsabilité technique du CNES.

De nombreux partenaires français sont impliqués dans cette mission : CNRS/INSU, CEA/IRFU, ainsi qu’une douzaine de laboratoires parmi lesquels l’IAS (Orsay), l’IRAP (Toulouse), le LESIA (Meudon et Paris), le (LPC2E- (Orléans), le LPP (Palaiseau et Saint-Maur-des-Fossés) et l’IRFU (Saclay).



Euclid étudiera l’origine de l’accélération de l’expansion de l’Univers

Euclid concept par EADS Astrium - Crédit : ESA

Afin de mieux comprendre l’origine de l’accélération de l’expansion de l’Univers, Euclid cartographiera plusieurs centaines de millions de galaxies sur une grande partie du ciel. Le but : analyser leurs déformations apparentes sous l’effet de la matière noire et leur répartition à grande échelle, ce qui renseignera les scientifiques sur la nature de la mystérieuse énergie noire qui compose environ 70% de l’Univers.

Pour cela le satellite emportera un imageur visible (VIS) et un spectro-imageur infrarouge (NISP), développés par un consortium européen présidé par un responsable scientifique français, Yannick Mellier de l’Institut d’Astrophysique de Paris. Un élément important du projet est le développement de son segment sol scientifique, avec une importante participation à la fois du CNES et des laboratoires.

Euclid est issu de deux propositions dont une proposition française, DUNE, qui avait fait l’objet d’une phase 0 au CNES. De nombreux partenaires français sont impliqués dans cette mission : CNRS/INSU, CNRS/IN2P3, CEA ainsi que de nombreux laboratoires parmi lesquels l’APC (Paris), le CPPM (Marseille), l’IAP (Paris), l’IAS (Orsay), le LAM (Marseille), l’IRFU (Saclay) fournissent les contributions les plus importantes aux instruments et au segment-sol scientifique.



Pour ces deux missions, le CNES fédère l’ensemble des contributions françaises aux instruments et au traitement des données. En soutenant Euclid et Solar Orbiter, il réaffirme sa volonté d’accompagner la communauté scientifique française des sciences de l’Univers.

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