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Des images Planck de la Voie Lactée


18 mars 2010

Le télescope cosmologique européen qui achève son 1er relevé du ciel livre dans le même temps des images saisissantes de notre galaxie.

La formation des étoiles


le satellite planck a été mis en orbite par Ariane 5 le 14 mai 2009. Crédits : ESA/AOES Medialab.

le satellite planck a été mis en orbite par Ariane 5 le 14 mai 2009. Crédits : ESA/AOES Medialab.

Le télescope européen, lancé il y a presque un an, n’en finit pas de tenir ses promesses.

3 mois après sa mise en orbite, il fournissait déjà des images de l’Univers naissant : le fond diffus cosmologique, sa mission 1ere.

Cette fois-ci, il en a profité pour « photographier » la Voie Lactée et ses structures filamentaires si particulières.

Grâce à ses instruments ultra sensibles HFI* et LFI**, Planck est capable de détecter les particules de poussière les plus froides de l’Univers.




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Nom de la première vidéo : Objectifs de la mission Planck
Texte de la première vidéo :

En abservant très loin, le satellite de l'ESA observe la naissance de l'Univers peu après le Big Bang il y a 13,7 milliards d'années. Crédits : CNES (extrait du Journal de l'Espace, février 2009).


Vignette de la première vidéo (108px):

Url externe de la première vidéo : http://www.cnes-multimedia.fr/video/flash/planck_raccourci.flv
Image d'attente de la première vidéo :






Image composite Planck de poussière froide à l'intérieur de la Voie Lactée. Crédits : ESA et le consortium HFI, IRAS.

Image composite Planck de poussière froide à l'intérieur de la Voie Lactée. Crédits : ESA et le consortium HFI, IRAS.

« Sur la 1ere image, obtenue grâce à l’instrument HFI de Planck, on voit nettement des zones rougeoyantes qui correspondent à des températures de l’ordre de 12°C au dessus du zéro absolu soit à peu près -260°C, explique François Bouchet, cosmologue à l’Institut d’astrophysique de Paris.

Les zones plus blanches correspondent, elles, à des endroits plus chauds où des étoiles massives sont en cours de formation. »

Ainsi, en combinant les données de Planck avec celles d’autres satellites, les astronomes vont pouvoir étudier de près la formation des étoiles de la Voie Lactée.

Ce sont autant d'indices sur les mécanismes de construction de l’Univers.

 



1er catalogue en janvier 2011


On observe les structures filamentaires aussi bien aux petites échelles (image du satellite Herschel à gauche) qu'aux grandes échelles (image Planck à droite). Crédits : ESA, Consortium HFI, consortium SPIRE & PACS, P. André.

On observe les structures filamentaires aussi bien aux petites échelles (image du satellite Herschel à gauche) qu'aux grandes échelles (image Planck à droite). Crédits : ESA, Consortium HFI, consortium SPIRE & PACS, P. André.

Région du ciel couverte par les images Planck. Le satellite est capable de balayer une large région pour en donner un aperçu panoramique. Crédits : ESA et le consortium HFI, A. Mellinger.

Région du ciel couverte par les images Planck. Le satellite est capable de balayer une large région pour en donner un aperçu panoramique. Crédits : ESA et le consortium HFI, A. Mellinger.

La 2e image correspond à la même région du ciel mais observée à une seule fréquence (857 GHz) toujours avec l’instrument HFI. « On y aperçoit les structures filamentaires de la Voie Lactée, décrit François Bouchet. La bande horizontale rouge profond au bas de l’image correspond au disque spiral de notre galaxie, vu de l’intérieur et par la tranche. »

En effet, l’espace entre les étoiles n’est pas vide. Il contient des nuages de poussière et de gaz intimement mêlés qui forment le « milieu interstellaire. »

La richesse des structures observées par Planck fournit des indices importants sur les mécanismes physiques à la base de la formation des étoiles et des galaxies.

Le satellite devrait terminer son 1er relevé du ciel fin mai 2010. Un 1er ensemble de données astronomiques, appelé « Catalogue initial de sources compactes » sera rendu public en janvier 2011.

Les principaux résultats cosmologiques demanderont, quant à eux, 2 années supplémentaires de traitement et d’analyse avant d’être livrés aux scientifiques.

 

 

 

* HFI : High Frequency Instrument (la participation française à la mission Planck).
** LFI : Low Frequency Instrument.





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