SMOS : direction la Russie le 16 septembre
8 septembre 2009
Le satellite d’observation de la Terre devrait quitter Cannes par avion pour rejoindre la ville d’Arkhangelsk à 200 km au sud du cosmodrome de Plesetsk. Lancement prévu le 2 novembre.
A 2 mois du lancement
Le jour J approche et l’équipe SMOS* est sur le qui vive pour vérifier les installations à Arkhangelsk (Russie) où doit arriver le satellite mi-septembre.
« SMOS devrait quitter le centre spatial de Cannes-Mandelieu le 16 septembre prochain, explique Yann Kerr, responsable scientifique de la mission au CESBIO**. Il sera acheminé jusqu’à Arkhangelsk à bord d’un avion Antonov puis rejoindra le cosmodrome de Plesetsk en train puis en camion. »
Son compagnon de route, Proba-2 est, quant à lui, déjà sur place à Plesetsk.
Le petit satellite européen qui doit permettre de mettre au point des nouvelles technologies spatiales a quitté la Belgique le 27 août dernier.
Si tout se déroule comme prévu, Proba-2 et SMOS devraient s’envoler vers l’espace le 2 novembre à bord du lanceur russe Rockot.
Hauteur des vidéos : 288px
Nom de la première vidéo : Réfugiés climatiques
Texte de la première vidéo :
Montée des océans, refroidissement, réchauffement, désertification, une multitude de scénarios sont en train de s'enclencher sur la planète. Le satellite SMOS va permettre de mieux connaître ces mécanismes complexes.
Vignette de la première vidéo (108px):

Url externe de la première vidéo : http://www.cnes-multimedia.fr/video/flash/smos_refugies.flv
Image d'attente de la première vidéo :

Répétition générale
Le compagnon de vol de SMOS, Proba-2, est arrivé sur le cosmodrome de plesetsk le 27 août dernier. Crédits : ESA.
Le centre de contrôle de la mission, qui prendra soin du satellite en vol, doit réaliser, depuis le CNES à Toulouse, des opérations de simulation de mise à poste entre le 13 et le 23 septembre.
« C’est une sorte de répétition générale, explique Yann Kerr. De la mise en orbite du satellite jusqu’à l’allumage de la charge utile, tout doit être parfaitement exécutée. »
La charge utile de SMOS, c’est un radiomètre imageur micro-ondes à synthèse d'ouverture.
En clair, l’instrument va permettre au satellite de mesurer, à 755 km d’altitude, l’humidité des sols et la salinité des océans : des variables clé du changement climatique.
C’est une mission de l'ESA dans laquelle le CNES prend une part importante avec le contrôle de la mission depuis Toulouse et le traitement de certaines données.
(Nous consacrerons bientôt une page spéciale à la mission SMOS).
* Soil Moisture and Ocean Salinity
** Centre d'Etudes Spatiales de la BIOsphère









