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L’astéroïde Steins livre son histoire


10 juillet 2009

En septembre dernier, la sonde européenne Rosetta immortalisait le portrait d’un astéroïde peu commun, baptisé Steins. Aujourd’hui, après une analyse approfondie des données, le petit corps rocheux livre une nouvelle partie de son histoire.

E comme enstatite


« Ça valait vraiment le coup d’aller voir cet astéroïde ! », affirme Philippe Gaudon, chef de projet Rosetta au CNES. Cet astéroïde, c’est Steins.

Un corps rocheux qui gravite comme beaucoup d’autres entre Mars et Jupiter mais se distingue par sa composition. « Sur les 100 000 corps de la ceinture d’astéroïdes, seulement 20 ressemblent à Steins », précise l’ingénieur.

Parmi les astéroïdes qui se trouvaient sur la route de la sonde Rosetta – qui elle-même se dirige vers la comète Churyumov-Gerasimenko –, les scientifiques ont décidé de survoler cet objet peu commun. Les 1eres images ont révélé un petit objet de 5 km de diamètre en forme de diamant. Aujourd’hui, le portrait se précise.

 



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Nom de la première vidéo : Sur la route de Rosetta
Texte de la première vidéo :

La sonde européenne doit croiser plusieurs astéroïdes sur le long chemin qui la mène jusqu'à la comète Churyumov-Gerasmenko. Comment ces objets ont-ils été choisis? Explications avec Philippe Gaudon, chef de projet Rosetta au CNES.


Vignette de la première vidéo (108px):

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Nom de la seconde vidéo : Objectif final de Rosetta
Texte de la seconde vidéo :

Rosetta atteindra sa destination finale, la comète Churyumov-Gerasmenko, à la mi-2014 à l’issue d’un long périple d’environ 6,5 milliards de km. Les secrets de la mission avec Philippe Gaudon, chef de projet Rosetta au CNES.


Vignette de la seconde vidéo (108px):

Url externe de la seconde vidéo : http://www.cnes-multimedia.fr/video/flash/rosetta2.flv
Image d'attente de la seconde vidéo :






Comme l’explique Philippe Gaudon, le survol a tout d’abord confirmé des observations faites depuis la Terre : « sa surface est très homogène, essentiellement composée d’enstatites, c’est-à-dire de silicates très peu métallisés avec quelques traces de composés soufrés ».

Steins fait donc bien partie de la catégorie E. E comme enstatite. « Cette composition a par ailleurs été confortée par l’absence de champ magnétique », rajoute-t-il.

Les données, récoltées par Rosetta mais aussi par l’atterrisseur Philae, ont permis de voir que cet astéroïde n’avait ni exosphère, autrement dit pas d’atmosphère résiduelle, ni satellite. Côté température, il frise les -50°C sur sa partie éclairée.



Un passé chaotique


Mais les découvertes ne s’arrêtent pas là. Les images révèlent en effet les traces d’un passé chaotique.

« On a pu observer un énorme cratère, provoqué par un choc très violent avec un autre astéroïde. Steins a faillit se casser en deux, souligne Philippe Gaudon. Une faille s’est d’ailleurs formée à la suite de ce choc et a donné naissance à un chapelets de petits cratères d’effondrement. »

Certaines météorites qui arrivent sur Terre, les aubrites, ont une composition très proche de celle de Steins.

Les scientifiques pensent donc qu’elles pourraient très bien provenir de ce type de collision impliquant des astéroïdes de type E. Une hypothèse à confirmer. Tout comme l’âge de cet impact sur Steins, estimé pour l’instant à 100 millions d’années.

Si les scientifiques s’intéressent aux astéroïdes, c’est qu’ils se sont formés en même temps que le système solaire et ont donné naissance aux planètes. D’ailleurs, en juillet 2010, Rosetta et Philae reprendront du service pour photographier Lutétia.

« Un gros astéroïde de 100 km de diamètre, pour lequel on obtiendra encore plus d’informations ! », se réjouit à l’avance Philippe Gaudon.



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