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Les vertus pédagogiques de l'impesanteur

Scientifiques et ingénieurs ne sont pas les seuls à pouvoir placer des expériences à bord de l’Airbus Zero G. « Nous avons 2 campagnes de vols par an, et chacune d’elles emporte systématiquement 3 expériences conçues dans un cadre scolaire ou universitaire » précise Fabienne Duclos.

 
Expérience réalisée par une classe de collège et embarquée à bord de l'A300 ZERO-G. Crédits : CNES/PEDOUSSAUT Manuel, 2008


La campagne de l’automne prochain verra notamment s’envoler le projet d’élèves de l’INSA de Lyon qui ont mis au point un système extrêmement novateur de largage de petits satellites. « C’est un projet très ambitieux, d’une grande maturité et qui pourrait même avoir des développements industriels » salue Jean-Baptiste Béhar.

Les lycéens de terminale peuvent eux aussi proposer des expériences, elles sont aussi naturellement moins abouties que celles proposées par les élèves ingénieurs. « Mais la vertu pédagogique d’un tel projet, qui associe les élèves à toutes les phases de l’expérimentation n’est plus à démontrer. »

 Zero-G Spacewalk
Cinq étudiants de l'Ecole Polytechnique ont conçu des chaussures intelligentes pour marcher en impesanteur.
Elles ont été testées à bord de l'Airbus A300 ZERO-G.
Source : Ecole Polytechnique.

 

Soumettre une expérience est plus aisé qu’il n’y paraît. « Toutes les propositions d’expériences sont soigneusement étudiées par les comités de sélection, les proposants sont souvent surpris de la facilité avec laquelle ils peuvent interagir avec nous pour mettre en œuvre leur projet » insiste Jean-Baptiste Béhar.

C’est sans doute là que réside la grande force des campagnes de vols paraboliques. Elles offrent un niveau de micropesanteur de qualité à un coût incomparablement moins élevé que celui des missions spatiales. Les instruments de mesure ou les appareils de laboratoire les plus performants ou les plus récents peuvent être immédiatement utilisés.

 

 


Jean-Pierre Haigneré à bord de Mir en 1999. Lors de la mission Perseus, des expériences de biologie du développement ont été réalisées avec des pleurodèles.

Jean-Pierre Haigneré à bord de Mir en 1999. Lors de la mission Perseus, des expériences de biologie du développement ont été réalisées avec des pleurodèles.

« Cependant certaines expériences exigeront toujours une meilleure qualité de micropesanteur pendant des durées beaucoup plus longues que celles obtenues au cours des vols paraboliques » rappelle Fabienne Duclos. C’est bien sûr le cas pour des expériences de science de la vie ou d’exobiologie.

Les expériences de physique n’échappent pas non plus à ces contraintes. Par exemple, les tests de la théorie de la Relativité générale, tel le projet Pharao utilisant des horloges atomiques doivent se faire sur la station spatiale internationale. Il y a cependant fort à parier que les composants essentiels de cette expérience auront auparavant été testés dans l’Airbus Zéro G.

 




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