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CoRoT : 2 années bien remplies

13 janvier 2009

Grâce au télescope spatial du CNES, qui fête ses 2 années d’observation, 5 exoplanètes ont déjà été identifiées et les scientifiques en apprennent tous les jours davantage sur la structure interne des étoiles. Prochaine étape : la découverte d’une autre Terre?

12 000 étoiles en même temps


CoRoT s'est envolé depuis le cosmodrome de Baïkonour le 27 décembre 2006. Crédits : CNES/AAS/Starsem 2006.

Rien à voir avec Hubble. Le télescope spatial du CNES ne fait pas d'imagerie comme son célèbre homologue américain.

Sa mission à lui c'est d'enregistrer les variations lumineuses des objets célestes vers lesquels il pointe : des étoiles mais aussi et surtout des exoplanètes, ces planètes qui orbitent en dehors du système solaire.

« CoRoT peut observer 12 000 étoiles simultanément et mesurer avec une très grande précision leur variation d'éclat » explique Annie Baglin, astrophysicienne à l'Observatoire de Paris.

Au palmarès de CoRoT déjà 5 exoplanètes de type Jupiter confirmées parmi lesquels 2 objets très exotiques : CoRoT-Exo-3b et CoRoT-Exo-4b.



L'instrument CoRoT est composé d'un télescope, d'une caméra, d'une case à équipement et d'un logiciel de vol. Crédits : Thales Alenia Space/JL. Bazile 2006.

L'instrument CoRoT est composé d'un télescope, d'une caméra, d'une case à équipement et d'un logiciel de vol. Crédits : Thales Alenia Space/JL. Bazile 2006.

Trouver de petites planètes


« CoRoT donne pleinement satisfaction à la communauté sicentifique » confie Christophe Donny, ingénieur bord, instrument CoRoT au CNES. Mais ce qu’attendent beaucoup d’astronomes c’est la découverte de la 1ere exoplanète de type tellurique, c'est-à-dire aux caractéristiques proches de celles de notre Terre.

Interview vidéo de Christophe Donny, ingénieur bord instument CoRoT au CNES (réalisée le 19 décembre 2008 à Toulouse). Crédits : CNES.

« CoRoT détecte pour le moment de grosses planètes de type Jupiter mais il a été conçu avant tout pour observer des objets beaucoup plus petits de la taille d’Uranus ou même avec un rayon seulement 2 à 3 fois plus grand que celui de la Terre » précise Pierre Barge, astrophysicien à l’Observatoire de Marseille.
CoRoT entame sa 3e année d'observation. Crédits : CNES/Ill. D. Ducros.

CoRoT entame sa 3e année d'observation. Crédits : CNES/Ill. D. Ducros.

Grâce aux télescopes spatiaux on peut observer une même étoile pendant plusieurs mois et enregistrer une multitude d'informations sur son comportement.

Ceci n'est possible que depuis l'Espace car la rotation de la Terre sur elle-même empêche de pointer une étoile pendant longtemps depuis le sol.

De plus, le télescope, en vol, s'affranchit de l'épaisse couche atmosphérique qui peut gêner les observations sur Terre.

Alors que CoRoT entame sa 3e année d'observation le vieux Hubble, lui, s'apprête à recevoir la visite d'astronautes pour une ultime mission d'entretien en mai prochain.





*1564-1642.

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