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Sauver des vies humaines

Petite histoire de l’assistance à personnes en danger


Depuis toujours, l’homme en situation de détresse a essayé d’appeler à l’aide par tous les moyens, du plus simple avec la voix et les gestes, au plus improbable, la bouteille à la mer. L’arrivée de la télégraphie à la fin du XIXe siècle représente le début d’une ère nouvelle.

En 1912, une détresse historique, celle du Titanic avec son message télégraphié en morse, marque une étape décisive dans l’organisation des moyens de recherche et de sauvetage au niveau mondial. Le choc de ce naufrage et la prise de conscience collective qui s’ensuit entraîne la mise en place de moyens d’écoute permanents à terre et à bord des navires.

Sauvetage en mer grâce au système Cospas-Sarsat. Crédits : CNES

Sauvetage en mer grâce au système Cospas-Sarsat. Crédits : CNES

Avec le développement des télécommunications, une coordination au niveau international s’est avérée nécessaire pour clairement identifier la répartition des fréquences, et ainsi éviter interférences et brouillages. La fréquence 121,5 MHz est alors réservée aux situations de détresse. Le développement par la suite d’une nouvelle technologie de balises de détresse à 406 MHz a consolidé ce système.



Accidents d'avion

Temps d'attente
des secours
Probabilité de survie
Plus de 2 jours 10 %
Moins de 8 h 60 %

Personnes à la mer

Température de l'eau Durée de survie
5 à 10°C Moins de 3 h
10 à 15 °C Moins de 6 h
15 à 20 °C Moins de 12 h

 



Au secours des passagers en détresse


Avant l’utilisation de balises de détresse, les accidents étaient détectés de façon aléatoire, suite à un message de détresse de l’avion ou à une perte de contact radio ou radar. Les recherches pouvaient alors être longues et coûteuses avec une probabilité très faible de retrouver des survivants.

Depuis 1978, l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) a rendu obligatoire l’emport de balises de détresse à bord de tous les aéronefs (avions, hélicoptères). Depuis 2005, cette exigence est renforcée, puisque tous les appareils effectuant des vols à grande distance avec survol de l’eau sont équipés des dernières générations de balises à 406 MHz. Une réglementation qui sera étendue d’ici 2009 à l'aviation générale.



 
 
Le saviez-vous ?
Cospas-Sarsat, de nombreuses vies sauvées
  • Environ 2 000 vies sauvées par an
  • Plus de 25 000 personnes sauvées depuis 1982 :
    - 65 % dans le domaine maritime
    - 23 % dans le domaine aéronautique
    - 12 % dans le domaine terrestre

 



L’organisation des secours en mer


Crédits : Cnes

Crédits : Cnes

La mer sert de cadre à des activités très diverses : transport de fret, activité de pêche, de plaisance, transport de passagers, forages, etc. Certaines zones comme la mer du Nord ont une densité de population supérieure à beaucoup de régions terrestres. D’autres au contraire sont désertes avec seulement quelques navires circulant à grande distance des côtes.

Depuis la convention de Hambourg en 1979, sous les auspices de l’Organisation maritime internationale, l’ensemble des mers du monde est quadrillé en zones de responsabilité pour la recherche et le sauvetage. Obligatoire sur certains types de navires, les balises Cospas-Sarsat font partie intégrante du système mondial de détresse et de sécurité en mer (SMDSM1 ou GMDSS2). En France, les Centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage (Cross) reçoivent ainsi plus de 10 000 alertes de détresse chaque année, dont plus de 250 provenant de balises Cospas-Sarsat.

[1] Système Mondial de Détresse et de Sécurité en Mer
[2] Global Maritime Distress and Safety System

Quadriller les régions inaccessibles


Les balises Cospas-Sarsat sont utilisées sur l'ensemble du globe, notamment dans les régions les plus reculées ou sur les reliefs les plus accidentés. On les retrouve également dans les pays aux grandes étendues (Canada, Russie), les déserts chauds (Sahara) ou froids (Groenland, Arctique), où les infrastructures au sol sont quasi inexistantes.

Elles équipent aussi les grands raids d’aventures : Dakar, Raid Gauloises, courses transocéaniques, etc.

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