Galileo, le positionnement par satellite passe à la vitesse supérieure
Imaginez : nous sommes dans le désert du Kalahari. Le corps d'un homme, sans connaissance, est peu à peu recouvert par le sable. Pour les secours qui arrivent en hélicoptère, inutile de scruter le sol : autant chercher une aiguille dans une botte de foin.
Ceux-ci ont les yeux rivés sur leur système de positionnement par satellite, capable de localiser l'homme (et sa balise) au mètre près.
Plaine de Beauce : le robot, guidé par satellite, aborde une parcelle agricole particulièrement fertile. Parce qu'il connaît les coordonnées et les besoins de chaque zone, il réduit automatiquement les doses d'engrais qu'il injecte.
Venise : Léa et Hugo flânent le nez au vent. Dès qu'ils passent à proximité d'un point intéressant, le boîtier fourni par l'office du tourisme leur indique qu'il peut leur en raconter l'histoire. Une petite faim ? Il trace leur chemin vers le glacier ou la trattoria la plus proche. Impossible de se perdre : le boîtier inclut un système de positionnement par satellite.
Ces scénarios ne sont pas de la science-fiction. D'ici quelques années, l'offre de positionnement par satellite se trouvera en effet sérieusement étoffée. Galileo, le système de positionnement européen mis en chantier par l'Agence spatiale européenne (ESA) depuis la fin des années 1990 devrait en effet venir compléter et affiner le GPS américain d'ici 2013. Avec de nombreux avantages à la clé.
Mise à jour : janvier 2008