Une journée au GEIPAN
C'est généralement par téléphone que les cas d'observation sont d'abord signalés à Jacques Patenet.
« J'ai un contact à la direction générale de la gendarmerie qui coordonne ces activités dans toutes les brigades.
Il y a plusieurs procès-verbaux d'observations par semaine, le tout-venant pourrait-on dire, des gens qui voient des lumières, etc....
Ces cas-là ne nécessitent pas d'intervention immédiate, et je reçois par la suite copie des procès-verbaux par courrier. »
La première chose à faire lors de toute enquête, c’est de collecter le maximum d’informations.
La position des étoiles et des planètes est également prise en compte. Lorsqu’elle est au plus près de la Terre comme c’est le cas actuellement peu après le coucher du Soleil, Vénus est un véritable phare céleste qu’on peut facilement confondre avec les phares d’atterrissage d’un avion de ligne.
Les témoins commencent à s'inquiéter lorsqu'ils se rendent compte que cet « avion » est stationnaire...
Selon les conditions météo, la Lune peut également présenter un aspect déroutant, surtout lorsqu'elle est proche de l'horizon.
Toutes ces vérifications, systématiques, sont effectuées très rapidement. Mais elles ne permettent pas forcément de trouver une solution. « La deuxième étape peut alors consister en une nouvelle audition des témoins, voire une reconstitution qui permet de trouver les axes précis d’observation du phénomène ».
La grande force du nouveau GEIPAN, c'est que toutes ces données seront par la suite adressées à un collège d'experts.
« Chacun dans sa spécialité, astronome, spécialiste en télécommunications, propulsion... aura ainsi accès aux données et pourra les examiner en détail.
Ce réseau va alors collégialement tenter de fournir une explication au phénomène. »
Voir aussi
- Le GEIPAN ouvre ses dossiers - actualité du 22 mars 2007
- Présentation du GEIPAN
- Portail du GEIPAN - Recherche de cas d'observation









