Y a-t-il un scientifique dans l’ovni?
28 janvier 1994
Les trajectoires de l’A320 et de l’ « ovni » telles que reconstituées par D. Weinstein, spécialiste mondial des observations aériennes, lors de son enquête. L’équipage du vol Air France observe un grand disque brun – rouge de forme changeante et qui semble de très grande taille. L’avion croise progressivement la trajectoire du phénomène insolite qui disparaît sur place au bout d’une minute environ.
Crédits : CNES
Qu'est-ce qui a endommagé à distance les plantes d'un jardin de Provence en 1981 et laissé sur le sol des traces de ripage?
Qu'est-ce qui pesait suffisamment lourd pour avoir entamé des traverses de chemin de fer dans le nord de la France en 1954?
Jacques Patenet ne le sait pas.
8 janvier 1981. Un homme de Trans en Provence est attiré par un sifflement provenant d’un engin en train de descendre sur le sol. L’engin se pose avec un bruit sourd et repart très rapidement. Une trace d’environ 2 m de diamètre sur le sol a été constatée (photo). Les analyses du sol confiées par le GEPAN à 4 laboratoires différents ont apporté chacun un point de vue complémentaire. Elles ont confirmé un tassement significatif du sol, montrant la présence d’un corps pesant ayant laissé un léger dépôt de fer, d’oxyde de fer, de phosphates et de zinc. Un échauffement significatif inférieur à 600°C a été détecté. Nul doute qu’un phénomène de grande ampleur s’est produit ce jour là, et que la matérialité de l’observation est hautement probable.
Crédits : CNES
Pour lui, c’est à la communauté scientifique de se saisir de la question.
« Il faut absolument que les scientifiques acceptent de sortir le dossier ovni du paranormal. C’est un sujet d’étude comme un autre. Au GEIPAN, nous récoltons régulièrement des observations avec des faits tangibles, des témoins de bonne foi, et nous essayons d’expliquer ce qui s’est passé. Mais dans l’hypothèse où nous n’y parvenons pas, nous voudrions pouvoir interpeller les scientifiques et mettre à leur disposition nos rapports d’enquête afin qu’ils les étudient. »
Croquis du témoin de Trans en Provence.
L’engin est de couleur grise comme du zinc, n’émet ni flamme ni fumée et a une dimension d’environ 2,5 m sur 1,70 de hauteur, circulaire, avec sur son diamètre une bande plus épaisse. L’ensemble de l’observation a duré de 30 à 40 s.
Crédits : CNES
Ancienne affiche
Reste cependant une question de taille : le CNES est-il le mieux placé pour héberger la structure chargée d’étudier ces phénomènes ?
« Depuis 30 ans que le Cnes traite du sujet, aucun autre organisme n’a revendiqué d’être mieux placé pour s’en occuper.
Ensuite, le Cnes est compétent pour le spatial et manifestement ces phénomènes se passent dans le ciel.
Enfin le Cnes, établissement public, n'est pas non plus suspect de chercher à tirer de l'étude de cette question un quelconque bénéfice financier. »
Voir aussi
- Le GEIPAN ouvre ses dossiers - actualité du 22 mars 2007
- Présentation du GEIPAN
- Portail du GEIPAN - Recherche de cas d'observation









