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La vérité toute nue

 
Ne dites surtout pas à Jacques Patenet qu’il travaille sur les ovnis. En scientifique rigoureux, il vous rétorquera que le simple fait de qualifier ces phénomènes d’« Objets Volant Non Identifiés », c’est déjà commencer à tordre les faits.

« L'écrasante majorité des témoignages fait simplement état de phénomènes lumineux se déplaçant dans le ciel ».

Prétendre d'emblée qu'il s'agit objets, c'est, comme le chat voulant attraper le rond de lumière d'une lampe de poche, s'exposer à bien des désillusions.

C'est pourquoi Jacques Patenet préfère parler de « Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés », des « PANS » donc, si on veut abréger.




Certes, cela sonne moins bien qu’ovni, mais c’est beaucoup plus juste. C’est d’ailleurs de ces pans que le service de Jacques Patenet tire son nom, le GEIPAN : Groupe d’Etude et d’Information sur les Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés.
Un feu d'artifice, dont l'apparence peut paraître trompeuse...

Un feu d'artifice, dont l'apparence peut paraître trompeuse...

La création de l'ancêtre de ce service remonte à 1977.

Le phénomène ovni n'était certes pas nouveau, mais il avait pris une forte ampleur médiatique durant la décennie précédente, nourrissant les interrogations du grand public.



« C’est la raison pour laquelle la direction générale du CNES a considéré qu’il était de sa responsabilité d’ouvrir un service, le GEPAN (sans « i » à l’époque), dédié à l’étude objective de ces phénomènes. » À partir de 1988, ce service s’appellera SEPRA, « Service d’Etude des Phénomènes de Rentrées Atmosphériques », avant de devenir GEIPAN en 2005.

Aujourd’hui, le site Internet du GEIPAN met en ligne tous les témoignages qui lui ont été transmis de 1988 à nos jours. Peu à peu, la base de données remontera le temps et devrait arriver jusqu’en 1954, pour totaliser environ 6 000 témoignages recensés dans près de 3 000 procès-verbaux, lesquels concernent quelque 1 650 cas.

Quelques croquis de témoins parvenus au GEIPAN. Crédits : CNES

« Nous publierons absolument tous les documents en notre possession sur ces cas, à l’exception des bilans d’évaluation des témoins établis par des psychologues et relevant du secret médical, ainsi que tout élément permettant d’identifier les témoins, comme la loi nous y oblige. »

Jacques Patenet le certifie : aucun cas n'a été laissé de côté parce qu'il serait trop dérangeant pour une prétendue vérité officielle.

La vérité est ici, et pas ailleurs.




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