L'altimétrie en théorie
Installé sur un satellite à défilement en orbite basse, de façon à pouvoir repasser régulièrement au-dessus d’un même point, l’altimètre est un appareil radar : il émet un signal à très haute fréquence (typiquement 2 000 impulsions par seconde) à la verticale du satellite, qui voyage jusqu’à rencontrer un obstacle. L’antenne de l’altimètre reçoit en retour « l’écho radar » réfléchi.
Principe général de l'altimétrie. L'altimètre émet un signal et l'antenne reçoit en retour l'écho radar. Crédits : CNES, ill D.Ducros
Le temps écoulé entre l’émission du signal et la réception de l’écho permet, par calcul, d’obtenir la distance entre l’obstacle (dans notre cas l’océan) et le satellite : elle est obtenue par simple multiplication du temps par la vitesse de la lumière, à laquelle se propagent les ondes électromagnétiques (voir encadré).
| Quelques formules |
|
Formule générale de la vitesse : v = d/t où d est la distance (en km) et t le temps de parcours (en s). Donc : d = v.t Dans notre cas, la vitesse v est égale à la vitesse de la lumière c = 300 000 km/s |
L’observation des océans se heurte à un obstacle majeur : les ondes radio ne pénètrent pas en profondeur, les mesures se limitent donc à la surface. La hauteur des mers par rapport à la Terre doit ensuite être estimée d’après une surface de référence terrestre choisie arbitrairement.
En pratique, cette mesure théorique doit, pour atteindre le niveau de précision souhaité, subir des corrections qui tiennent compte des perturbations du satellite sur son orbite et de celles des ondes lors du passage dans l’atmosphère.
En pratique, cette mesure théorique doit, pour atteindre le niveau de précision souhaité, subir des corrections qui tiennent compte des perturbations du satellite sur son orbite et de celles des ondes lors du passage dans l’atmosphère.
Principales missions altimétriques actuelles
| Satellites | Origine | Altitude | Répétitivité exacte | Ecart des traces au sol entre 2 passages |
| ERS-1 (1991), ERS-2 (1995), ENVISAT (2002) | Europe | 800 km | 35 jours | 80 km |
| TOPEX/POSEIDON (1992), JASON-1 (2001) | France/Etats-Unis | 1 330 km | 10 jours | 315 km |
| GFO (1998) | Etats-Unis | 880 km | 17 jours |
Le choix de l’orbite d’un satellite altimétrique est un compromis : en effet, plus la période est courte, et donc la répétitivité importante, moins la zone couverte est large.




