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Une histoire de courants

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Dès 1777, le Gulf Stream a été cartographié pour faciliter la traversée de l'Atlantique. Crédits : NOAA

Dès 1777, le Gulf Stream a été cartographié pour faciliter la traversée de l'Atlantique. Crédits : NOAA

Dès l’Antiquité, les marins étudient les courants afin d’optimiser leurs routes. Plus tard, en 1777, Benjamin Franklin trace les limites du Gulf Stream à partir de mesures de températures, et recommande de le suivre pour réduire la durée du voyage entre New-York et Londres.

En 1849, Matthew Maury publie les premières cartes mondiales des vents et des courants à partir de données recueillies par bateaux. L’exploration des océans à vocation purement scientifique commence réellement en 1872, lorsque l’expédition Challenger arpente les océans pendant 42 mois et collecte des données de la surface jusqu’au fond.

A partir des années 1970, les outils spatiaux s’imposent et révolutionnent les moyens d’étude de la planète. Proposée la première fois en 1965 lors d’un colloque à Athènes, la technique d’altimétrie spatiale est mise en œuvre sur les satellites américains GEOS 3 (1975), SEASAT (1978) et GEOSAT (1985). La première grande mission altimétrique est le satellite franco-américain TOPEX/POSEIDON (1992), suivi de JASON-1 (2001) et ENVISAT (2002).



Les différentes missions altimétriques. Crédits : AVISO

Les différentes missions altimétriques. Crédits : AVISO

 

Les progrès sont sans commune mesure : désormais, les scientifiques étudient la planète dans un contexte global. La Terre est considérée comme un système unique combinant différents éléments en constante interaction : les terres émergées, les océans, l’atmosphère et la biosphère.
Autre révolution : le suivi en temps réel d’un même phénomène, avec la possibilité d’observer un même point avec une fréquence régulière de quelques jours.


 
 
Le saviez-vous ?
Les courants tempèrent l’Europe
Le Gulf Stream est un courant chaud qui circule des Caraïbes à l’Europe. Sa température oscille entre 18°C et 28°C, et son débit peut atteindre 100 fois celui de tous les fleuves du monde réunis. Il adoucit l’air en Europe : sans lui, les hivers de l’ouest européen seraient aussi froids qu’au Québec !


 
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