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Une coopération internationale sans précédent

La naissance du programme Cospas-Sarsat


Jusqu’au milieu des années 1970, la détection des balises de détresse s’effectuait par les avions en vol ou les centres de contrôle aéronautique via l’écoute de la fréquence radio 121,5 MHz. Une solution qui présentait bien des lacunes : une probabilité de réception de l'alerte inégale selon la région, un délai d’alerte pouvant aller jusqu’à plusieurs heures et surtout une localisation très imprécise, de l’ordre de 200 km.

En 1975, les grandes puissances spatiales décident de se doter d'un système de sauvetage efficace. Les Etats-Unis proposent le programme Sarsat alors que la France met au point le concept de balises Sargos, de fréquence plus élevée, à 406 MHz. Les 2 partenaires sont rejoints en 1978 par l'Union Soviétique qui réfléchit alors à un système similaire, Cospas, puis par le Canada qui fournit les répéteurs. En juin 1982, le satellite Cospas 1 est lancé : la 1e pierre du programme Cospas-Sarsat est alors posée.

Les 4 pays fondateurs signent le 1er juillet 1988  un accord intergouvernemental qui garantit la pérennité du système pendant 15 ans, et sa prorogation automatique par période de 5 ans. De nombreux autres pays sont maintenant associés au programme et fournissent stations terrestres et centres de traitement.

Systèmes Argos and Cospas-Sarsat ; Crédits : Art Presse, 2002

Systèmes Argos and Cospas-Sarsat ; Crédits : Art Presse, 2002

Une organisation efficace


L’organisation Cospas-Sarsat repose sur la notion de coopération internationale. Réunissant 40 pays et organismes internationaux, elle est dirigée par un conseil international, présidé alternativement par l’un des 4 pays fondateurs (Etats-Unis, Russie, Canada, France). Un secrétariat permanent, basé à Montréal, est chargé de mettre en œuvre les décisions du conseil.

Des échanges permanents sont également assurés avec des organisations internationales telles que l'Organisation maritime internationale (OMI) et l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI).

Quelques pistes pour le futur


L’objectif des membres de l’organisation Cospas-Sarsat est d’améliorer constamment le système en termes de détection, de précision de localisation et de capacité. Entre autres orientations, l'arrêt du traitement par satellite des émissions 121,5 MHz intervenu au 1er février 2009 et le remplacement des balises par les modèles 406 MHz.

 

L’autre axe d’optimisation du système est l’embarquement, à partir de 2013, de charges utiles de recherche et sauvetage sur les satellites de navigation européens Galiléo (projet SAR/Galiléo). Les performances et la couverture mondiale de cette constellation de satellites permettraient de réduire le périmètre de localisation à moins de 20 m et d’offrir de nouveaux services tels qu’une liaison descendante, du satellite vers les balises équipées de récepteurs .

 

Deux programmes similaires sont en cours de développement : le projet américain Dass (Distress Alerting Satellite System) qui prévoit d'embarquer des charges utiles Sar sur les satellite GPS-3, et le projet russe pour l'emport de charges utiles Sar sur les satellites Glonass.

 

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