Concordiasi
Le climat de l'Antarctique sous surveillance
L’Antarctique est une région du monde encore méconnue. Pourtant, elle est fragile et très sensible aux changements qui s’opérent dans l’atmosphère de notre Terre. Le réchauffement du climat, en premier lieu, qui pourrait conduire à la fonte d’énormes quantités de glace, avec des conséquences dramatiques sur le niveau des océans. Le « trou d’ozone » à haute altitude, ensuite, qui a révélé dans cette région l’impact des activités humaines, pourtant très lointaines.
Le programme Concordiasi vise à améliorer les connaissances scientifiques sur ces deux aspects. D’abord, pour mieux caractériser le temps et le climat en Antarctique, Concordiasi s’efforcera de mieux exploiter les mesures des satellites, particulièrement celles du sondeur atmosphérique IASI embarqué sur Metop-A, car ces mesures sont difficiles à utiliser au-dessus des glaces polaires. Ensuite, Concordiasi collectera de très nombreuses données au niveau de la basse stratosphère afin de mieux décrire et comprendre les phénomènes qui conduisent, chaque printemps austral, à la destruction de l’ozone à haute altitude.
Seul véhicule capable d’évoluer durablement dans la stratosphère, le ballon tient une place unique parmi les outils de recherche scientifique dans divers domaines : étude de l’atmosphère, astronomie, géophysique, planétologie etc…pour lesquels il permet de préparer ou de compléter les expériences sur satellite. Une flottille de ballons stratosphériques pressurisés et plafonnants, dérivant plusieurs mois dans la basse stratosphère, sera déployée par le CNES dès le début du mois de septembre 2010, depuis la station américaine antarctique de McMurdo. L’instrumentation scientifique embarquée à bord de ces ballons est une combinaison de moyens de mesure in situ et de moyens de mesure « à distance », depuis 20 000 m jusqu’au sol.
Ces moyens à distance consistent en une série de dropsondes (sondes larguées, à la demande, depuis le ballon et sous parachute) capables de mesurer les conditions météo (pression, humidité, température, vent) dans toute l’épaisseur de la troposphère, en simultanéité avec la mesure effectuée par Iasi lors de son passage au-dessus du ballon. Ce système de mesure original, appelé Driftsonde, est le fruit d’une coopération entre le CNES et le NCAR (National Center for Atmospheric Research).
Les instruments de mesure in situ, spécialement conçus pour les hautes altitudes, ont été mis au point par divers laboratoires français (LMD/CNRS) et américains.
Le contrôle des vols et le pilotage des instruments scientifiques seront assurés depuis plusieurs centres. Le Centre Spatial de Toulouse contrôlera les vols des ballons et la réception des données, Météo France à Toulouse conduira les mesures par dropsondes et le NCAR à Boulder (Colorado) contrôlera la réception des données des dropsondes.
Une équipe composée d'une dizaine de personnes, accompagnée d'un certain nombre de scientifiques, est amenée à séjourner sur la base Américaine de McMurdo pendant toute la durée des opérations
| Concordiasi | |
| Initiatorsr | Meteo-France, CNRS-LGGE, CNRS-LMD, IPEV, NCAR |
| Participants | Meteo-France, CNRS-LGGE, CNRS-LMD, IPEV, NCAR, U.Wyoming |
| Objectives |
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| Launch site | McMurdo research base |
| Mission structure | 19 BPS balloons, including 13 'Driftsonde' balloons |
| Campaign period | September-october 2010 |
Last updated: August 2010




